Hautes-Fagnes : que reste-t-il après le plus grand feu de végétation de l’histoire de la Belgique ?
Couleurs de l’incendie
Cinq ans après les inondations de Wallonie, où l’eau avait quitté son château de tourbe pour noyer les vallées de la Hoëgne, de l’Ourthe
ou de la Vesdre, c’est le feu qui a réclamé son dû. Laurent Grenier, enseignant et photographe dont les « runnings » ont foulé chaque sentier du plateau, et Caroline Lamarche, romancière nourrie à la « sauvagerie » d’une terre « pauvre mais pure », mettent des mots intimes sur une catastrophe dont on a ignoré tous les signes.
La prose de l’un et le poème de l’autre chantent le blanc de l’hiver qui s’amenuise, le vert des pinèdes et l’orange de la lande avalés comme leurs souvenirs par le noir des fumées. Funeste nuancier d’un brasier qui, vendredi 14 août et des jours durant, a dévoré une part de nous-mêmes.
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Automne 2026 N° 36
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