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N° 36 Automne 2026

La solitude des enseignants

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#ANALYSE

Tronc commun ils n’avaient pas signé pour ça

Un même parcours d’apprentissage, de la maternelle à la troisième secondaire. C’est le principe du tronc commun, démarré il y a six ans chez les tout-petits et débarqué en première secondaire cette rentrée-ci. Au début, les profs voyaient l’idée plutôt d’un bon œil. Aujourd’hui, le tronc commun  crée des discordes presque politiques qui dépassent la question de mettre en place des cours communs.

N° 36 Automne 2026
Journaliste
LOUIS LIÉGEOIS CLAIRE NININ
Photos
JOHANNA DE TESSIÈRES
Nastasia Lahaut, professeure à Sainte-Ursule Namur, les appelle « les élèves-test ». Depuis leur entrée en maternelle, ils sont les premiers à avoir expérimenté, à chaque arrivée dans la classe supérieure, le tronc commun : un parcours d’apprentissage identique partagé par tous les enfants scolarisés en Fédération Wallonie-Bruxelles. À la rentrée du 24 août dernier, ces élèves-test ont débarqué en première secondaire et découvert des référentiels nouveaux, des cours dont les sigles sonnent comme des noms de virus ou des modèles de robots. Le tronc commun, défini dans le cadre du Pacte pour un enseignement d’excellence, s’annonçait rempli de belles intentions : viser une plus grande égalité, acquérir une base de compétences commune, tendre vers l’émancipation de chacun en limitant l’influence des familles, permettre une orientation « positive » plutôt qu’une relégation dans des options professionnelles en cas d’échec…...

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