Se réconcilier avec le silence, dans le « Village gris » de Jean Tousseul

N°30 / Printemps 2025
Journaliste Divine Posadinu

Landenne et Seilles, deux hameaux allongés sur la rive gauche de la Meuse, à quelques virages de la ville d’Andenne, ont vu naître et mourir leur plus fidèle soupirant, l’écrivain régionaliste Jean Tousseul. Que reste-t-il de leurs amours ?

Le Village gris est l’un de ces romans qui s’ennuient. Son visage se décolle, sa peau est grignotée çà et là par la jaunisse, ses traits d’encre s’affadissent. Pourtant, la bave noire aux lèvres, il est toujours là. Dans une bibliothèque communale quelconque, dans une boîte à livres désaimés, à l’extérieur, en proie à la mélopée des pigeons qui baguenaudent. Dans un carton à l’abandon, aussi. Las, tuméfié par l’humidité. Vous le secourez, l’écorché, avec la conviction de le lire « plus tard ». Plus tard le glissera au sommet de la pile instable de promesses en papier que Jamais voit s’alimenter

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