Une enquête internationale, dans laquelle la Chambre américaine de commerce en Belgique est citée, a jeté le trouble : se pourrait-il que ce puissant cénacle soit désormais capable de faire sauter à Bruxelles les lois qui gênent l’industrie américaine ? « Wilfried » a tapé l’incruste lors de son très couru « roundtable dinner » sur les rives des étangs Mellaerts, et pas seulement pour jouer les pique-assiettes.
Ce n’est pas très agréable de se présenter à une soirée à laquelle on n’a pas été convié. Surtout quand sur le seuil de la Villalobar, un ballet de berlines dépose des hommes en cravate et des femmes en tailleur, un cortège de dignitaires d’âge mûr, alors qu’on est venu à vélo, le vélo qu’on gare près d’un petit massif de pins sylvestres au bord des étangs Mellaerts, et alors qu’on s’est fringué comme pour aller à la fancy-fair. Un crépuscule rose tombe sur Bruxelles, il fait encore doux. On prend à pied la longue allée qui mène à cette