Entre Bruxelles et Washington, des liaisons de plus en plus orageuses

N°34 / Printemps 2026
Journaliste Anna Soyez
Illustratrice Léa Folie

Hollywood, les burgers, les super-héros, les boissons acidulées, les t-shirts avec imprimés kitsch remplis d’aigles et d’étoiles sur fond bleu marine… Les derniers vestiges de l’hégémonie étasunienne outre-Atlantique? Sur fond de guerre du Golfe, d’uranium congolais et de bourses prestigieuses, la relation entre le pays de l’Oncle Sam et la Belgique a suivi un chemin tortueux. Retour sur quelques étapes clés.

La guerre et les cerveaux  Il n’y avait plus de pain, il n’y avait plus d’hommes. En 1914, alors que les soldats mouraient sur le front de l’Yser, la population belge était menacée par une grave famine. Herbert Hoover, ingénieur minier américain – et futur président –, mit alors en place un réseau d’importation de récoltes venant des États-Unis pour venir en aide aux Belges. La Commission for the relief of Belgium vit le jour grâce aux fonds soulevés par les gouvernements étasunien, britannique, français et belge, ainsi que par d’importants dons volontaires venus des quatre coins du monde. À

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