Longtemps, le poste ressemblait à un cadeau : beaux voyages, belles rencontres, beaux hôtels. Avec l’enchaînement des conflits et le chaos global qui enfle, c’est devenu l’un des plus chauds. Bientôt deux ans que Maxime Prévot l’expérimente. Le chef de la diplomatie belge s’éreinte à galoper à travers la planète en flammes, prônant multilatéralisme, respect des droits humains et gouvernance équitable. Tout en appelant, ici, en Belgique et en Europe, à se blinder en termes de défense et d’indépendance énergétique.
Un jeudi presque comme un autre à la Chambre. Au loin, on entendrait presque l’impact sourd des missiles étasuniens et israéliens qui s’écrasent sur l’Iran, au moment même où les députés de gauche et de droite, francophones et néerlandophones, interviennent à la tribune. « Pas un de nos soldats ! Pas une de nos armes pour la guerre de Trump en Iran ! », scande Paul Magnette, le président du PS. Son homologue du MR, Georges-Louis Bouchez, cible dans une même diatribe les mollahs, Samidoun1 et les antifas. Assis au centre de l’hémicycle, le Premier ministre, Bart De Wever (N-VA), et son ministre des