Elio Di Rupo est revenu à l’été 2024 là où il avait commencé son parcours politique, ou presque : au Parlement européen.
Mais le monde a changé et l’ancien Premier ministre s’en inquiète.. Fidèle à sa philosophie de la modération et de l’entre-deux, il donne un entretien en forme de tour du monde où l’on croise Trump, Zelensky, Lula, Xi Jinping, Biden, Obama… Et l’Europe, bien sûr. L’Europe qui « n’est pas là ».
Le Parlement européen, à Bruxelles. Une ville dans la ville, avec son Delhaize, sa librairie, son agence de voyages, sa salle de sport, son pressing, ses terrains de squash, son salon de coiffure – la présidente du parlement y vient chaque matin faire son brushing. Dans l’aile G du bâtiment Spinelli, les étages 11 à 15 sont réservés au groupe S&D, qui englobe les députés de gauche et de centre-gauche. Elio Di Rupo est l’un d’eux. Cette bulle polyglotte, où le pouvoir se devine plus qu’il ne se voit, constitue désormais son décor quotidien. Une forme de retour aux sources.