« D’une manière grossière, Trump révèle ce que les Américains ont toujours fait »

N°34 / Printemps 2026
Journaliste François Brabant
Photographe Karoly Effenberger

Elio Di Rupo est revenu à l’été 2024 là où il avait commencé son parcours politique, ou presque: au Parlement européen.
Mais le monde a changé et l’ancien Premier ministre s’en inquiète.. Fidèle à sa philosophie de la modération et de l’entre-deux, il donne un entretien en forme de tour du monde où l’on croise Trump, Zelensky, Lula, Xi Jinping, Biden, Obama… Et l’Europe, bien sûr. L’Europe qui «n’est pas là».

Le Parlement européen, à Bruxelles. Une ville dans la ville, avec son Delhaize, sa librairie, son agence de voyages, sa salle de sport, son pressing, ses terrains de squash, son salon de coiffure – la présidente du parlement y vient chaque matin faire son brushing. Dans l’aile G du bâtiment Spinelli, les étages 11 à 15 sont réservés au groupe S&D, qui englobe les députés de gauche et de centre-gauche. Elio Di Rupo est l’un d’eux. Cette bulle polyglotte, où le pouvoir se devine plus qu’il ne se voit, constitue désormais son décor quotidien. Une forme de retour aux sources.

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