Jacques Georgin, le colleur d’affiches assassiné par des néonazis

N°35 / Été 2026
Récit Paul Piret

Dans la nuit du 11 au 12 septembre 1970, à Laeken, quatre colleurs d’affiches pour le FDF sont agressés par un commando de neuf voyous du VMO,  un groupuscule d’extrême droite flamingante  et néonazie. Ils font subir un tabassage en règle  à l’un d’eux, un enseignant de 34 ans, Jacques Georgin, qui en décède aussitôt d’une crise cardiaque. Il est, à ce jour, l’unique victime mortelle de nos contentieux communautaires.

Maintenant, on tue ! » Le titre barre la une de l’hebdomadaire qui compte alors en Belgique francophone, Pourquoi pas ?, le 17 septembre 1970. Le caricaturiste parmi les plus mordants et fameux de l’époque, Pino Zac1, illustre l’accroche lugubre par le visage couturé d’une créature de Frankenstein dans sa version la plus patibulaire, teint salement jaunasse, croix gammée sur le front, yeux rougis et bâton ensanglanté dans la poigne. Couverture iconique, chef-d’œuvre glauque, souvenir inoubliable pour un grand adolescent qui a commencé à s’intéresser à la vie politique de son pays. Son pays ? La Belgique, mais oui ! Maintenant donc, on y tue,

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Wilfried N°35 - L'été meutrier

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