Poids lourd de la politique en Belgique durant près de quarante ans, ancien chef de la diplomatie belge, ancien commissaire et député européen, Louis Michel observe toujours aussi passionnément l’actualité internationale. Face aux convulsions et déflagrations de ces dernières années, celui qui fut aussi président du parti libéral livre son analyse. Cash, comme il l’a toujours été. Sans cacher son dépit de voir le droit international foulé, l’égocentrisme états-unien se renforcer et l’Europe rester impuissante. Il aborde aussi les actions militaires d’Israël en Palestine, et pas que depuis le 7 octobre 2023, et l’occasion manquée, dit-il, d’ouvrir les portes de l’UE à Vladimir Poutine, il y a près d’un quart de siècle. Entretien. Où l’on croise les fantômes de Fidel Castro, Shimon Peres, Yasser Arafat, Jacques Chirac, Augusto Pinochet… Et un peu Georges-Louis Bouchez, évidemment.
On ne l’a pas vu sauter à l’élastique dans le Vercors. Tout le reste, oui. Secouer les congrès du parti libéral à en faire exploser les décibels. Conduire un tracteur John Deere les dimanches de moisson. Converser en allemand avec le chancelier Gerhard Schröder, en néerlandais avec le Premier ministre Guy Verhofstadt et en anglais avec le secrétaire d’État américain Colin Powell. Théoriser le libéralisme social. N’avoir besoin de personne en Harley-Davidson. Hurler au téléphone sur une députée de Charleroi, forcée pour préserver ses tympans de tenir l’appareil à un mètre de son visage. Prendre du poids et du volume.