« Wilfried » décortique les tendances contemporaines, les habitudes, les petites modes et les grandes mouvances, et fait tomber le jugement : la doudoune sans manches, la trottinette électrique ou le toast halloumi-avocat, c’est de gauche ou bien de droite ? Dans ce numéro : la faune et la flore, les champs et les forêts, l’environnement et tout ce qu’on fourre dans le terme « nature », ça penche plutôt de quel côté ?
La promesse apparaît verte et luxuriante. La « nature » suscite bien souvent, dans nos façons de voir, des images d’étendues préservées des vallées tortueuses et des vagues iodées, des forêts giboyeuses et des sommets, l’été. Elle suggère l’aventure, la parenthèse dans un ailleurs. Loin ? Le fond du jardin suffit parfois. Ou le parc d’à côté. Toujours est-il que le terme plonge dans un lieu exempt d’humanité trop prégnante, au moins en apparence. Ce présupposé résiste peu aux voyages géographiques et culturels : d’autres régions du monde chargent la nature de sens différents, la rapportent à des rites sacrés, à des rôles