En réécoutant l’inclassable C. W. Stoneking au Reflektor, à Liège, l’écrivain Philippe Marczewski s’est pris un coup de vieux autant qu’un regain de jeunesse. Parce que la musique de l’Australo-Américain fait embarquer pour un voyage aussi spatial que temporel. Et que remuer des souvenirs, plonger aux racines et refeuilleter le passé ne débouche pas que sur la nostalgie ou les regrets. Il arrive que promesses et vigueur nouvelle y poussent, défiant les années qui passent.
L’immensité de l’univers ; le nombre d’étoiles dans une galaxie ; le nombre de galaxies dans un seul recoin de l’espace visible ; l’ampleur des destructions provoquées par la majorité Arizona ; tout cela qui est au-delà du gigantesque est bien difficile à concevoir pour l’esprit humain. Plus difficile encore : le temps. Le temps qui, dans sa relation avec l’espace, est au cœur de la théorie de la relativité générale. Celui de l’univers en expansion, des étoiles qui naissent et meurent. Qui n’est pas absolu et peut être déformé par les effets de la gravitation, dilaté par la masse des corps célestes et leur