À rames sam sam

N°35 / Été 2026
Illustration Florence Wojtyczka

Parti d’Anvers à la fin de l’été 1876 avec son ami Walter Simpson, l’écrivain britannique Robert Louis Stevenson poursuit son périple en canoë à voile à travers les fleuves et rivières de Belgique. Arrivant à Bruxelles au soir du troisième jour, la joyeuse équipée se plie à la coutume toujours en vigueur parmi les touristes anglais: entrer dans un bistrot.

« Nous avons gagné toutes les courses, sauf celles où les Français ont triché »   La pluie cessa près de Laeken. Mais le soleil était déjà couché ; l’air était glacial, à peine avions-nous, à nous deux, un poil de sec. Bien plus, nous nous trouvions maintenant près de l’extrémité de l’allée Verte et, au seuil même de Bruxelles, nous nous heurtâmes à une difficulté capitale. Les rives du canal étaient bordées d’une rangée discontinue de péniches attendant leur tour à l’écluse. Nulle part il n’y avait endroit où atterrir. Nulle part même un hangar où remiser les canoës pour la nuit.

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Wilfried N°35 - L'été meutrier

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