Un séparatiste flamand est-il apte à devenir Premier ministre de la Belgique ?

N°31 / Été 2025

À cause de Bruxelles, vouloir l’indépendance de la Flandre, c’est soit risquer l’assassinat, soit se couvrir de ridicule. Bart De Wever en est bien conscient. C’est pourquoi il n’y a pas lieu de craindre que, devenu Premier ministre, il concocte la scission de la Belgique. Ce qui n’implique en rien, bien au contraire, qu’il ne faille pas craindre la manière dont il souhaite la changer.

« En dat allemaal met Vlaamse centen ! » (« Et tout cela avec de l’argent flamand ! »), a déclaré Bart De Wever en sortant du parking situé sous la Grand-Place de Louvain-la-Neuve, le 9 décembre 2008. C’était son premier regard, et peut-être le seul jusqu’à présent, sur la ville universitaire, la réalisation la plus spectaculaire de la Wallonie depuis la Seconde Guerre mondiale. Après quelques hésitations, il avait accepté mon invitation à dialoguer avec les centaines d’étudiants de l’UCLouvain qui suivaient mon cours d’« éthique économique, sociale et politique ». Typique !  me suis-je dit. Je savais à quoi m’attendre (et qu’espérer) pour mes étudiants : un dialogue sans complaisance,

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