Axell-Ération

N°31 / Été 2025
Journaliste Mélanie De Groote

Figure méconnue du pop art en Belgique, Évelyne Axell a eu une carrière féconde et avant-gardiste écourtée par une fin aussi tragique que romanesque, à 37 ans à peine. Une œuvre endormie pendant plus de trente ans, qui refait surface après sa mort, lorsque son mari, pionnier de la télévision belge, la découvre enfin, à la faveur de l’oisiveté de sa retraite. « Je me suis réveillé un jour et je me suis rendu compte que j’avais vécu auprès d’une très grande artiste », dira-t-il. Une grasse mat’ qui aura duré et coûté toute une vie.

Évelyne Axell. Ses œuvres sur Plexiglas, ses huiles, ses dessins, ses collages et ses installations sont exposées dans les lieux les plus prestigieux du monde, certaines estimées à plusieurs centaines de milliers d’euros. Surnommée l’Amazone du pop art, mouvement essentiellement masculin, Évelyne Axell est encore considérée comme une artiste contemporaine et innovante. Dénigrée en son temps parce qu’elle était tout à la fois femme, féminine, féministe, engagée et hédoniste, cette artiste namuroise demeure à l’avant-garde de l’art avec toute la fraîcheur, la puissance et l’actualité de son message. Aujourd’hui, d’honnêtes hommes, tels le critique d’art John Yau et l’ancien président

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Wilfried N°31 - Été j'oublie rien


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