Derrière les affiches vantant les mérites d’un gobelet recyclable mais non recyclé, derrière les poubelles de tri non triées, Starbucks — comme bien d’autres multinationales — finaude avec la vaste et complexe législation des déchets. Enquête au peigne fin.
Depuis sa vitrine, la sirène suit les passants du regard. Joconde des stations de métro, elle observe les clients faire la file devant le comptoir, scruter le copieux menu et épeler leur prénom aux baristas en blanc et rouge. Elle sourit à la vue d’un « Sophie » mal orthographié, une subtilité marketing dont elle garde le secret. Novembre a beau avoir commencé il y a peu, les effluves de Noël s’imposent déjà dans le Starbucks de la gare de Bruxelles-Central. Les roulés à la cannelle et autres douceurs luisent de beurre et de sucre derrière la vitrine. Les navetteurs pressés manipulent