La Belgique et les Pays-Bas ne formaient autrefois qu’un seul pays. Jusqu’à la reconquête d’Anvers, en 1585, par l’armée espagnole. Cette séparation, Bart De Wever la considère comme « le plus grand désastre qui nous soit arrivé ». Des déclarations récentes du Premier ministre suggèrent même qu’une réunification des deux pays ne doit pas être exclue. Faut-il prendre cela au sérieux ?
Seul le pays le plus étrange du monde peut être gouverné par un Premier ministre qui regrette ouvertement son existence. Ces derniers mois, Bart De Wever a profité de plusieurs rendez-vous diplomatiques pour réaffirmer son attachement à l’idée d’un Groot-Nederland, de Grands Pays-Bas. Lors d’un dîner donné par le roi des Pays-Bas en juin dernier, il a inscrit dans le livre d’or une citation d’un poète anversois du xixe siècle, Theodoor van Ryswyck : Hier en aan de overkant. Daar en hier is Nederland (« Ici et de l’autre côté, là et ici, ce sont les Pays-Bas »). Et lors d’une interview accordée