Côtoyer les monstres, dans l’absurde Courcelles de Jean-Jacques Rousseau

N°33 / Hiver 2025

Pourquoi mettre les pieds à Courcelles? Pour gratter un peu de réel, jouer le chef opérateur d’un tournage à ciel ouvert et se rêver cinéaste de l’absurde le temps d’un après-midi au nord du bassin houiller. Le Wilfried Touring Club fait étape à Souvret, dans le décor ensommeillé qui a inspiré l’imaginaire génial et bizarre de Jean-Jacques Rousseau, le-réalisateur-pas-le-philosophe, dont les bobines tournent sous les manteaux et derrière les projos de salles interlopes.

Spectateur ! De l’écarlate et du diabolique s’écrasent sur tes pupilles hallucinées. Tu siffles un cocktail de dialogues purulents, du crade en shot, du génie bizarre et une lie de scénario catastrophé par sa condition. Il est famélique, tient à peine sur ses deux jambes de pages et pisse un jerrican d’impro parfum dilettante. Séquence turlutte sous accent russo-carolo. Séquence entrailles-boudins enketchupés. Séquence sacristain anthropophage, croque-mimine en caoutchouc. Cascade de gerbe dans le gosier en réponse au gore monté de bric mais surtout de broc. Tu lèches un frisko pour dompter le feu du collier d’images-cauchemars qui pendouille de ta cervelle

Cet article est réservé à nos abonnés

Wilfried N°33 - L'exercice de l'État

Inclus dans le Wilfried N°33

Ces articles sont à lire dans Wilfried N°33, disponibles en ligne.


Éditions précédentes
N°35
L'été meutrier
N°34
Les guerres, l'Amérique et nous
N°33
L'exercice de l'État
Newsletter

Le magazine qui raconte la Belgique par emails