« Sans un revirement vers le collectif et la solidarité, on va se planter »

N°33 / Hiver 2025
Journaliste Nicolas Gobiet

Yves Coppieters aime les lignes de crête. Progressiste par héritage familial, humaniste par conviction intime. De centre gauche dans un gouvernement dominé par la droite. Scientifique de formation et élu d’un parti aux racines catholiques. En juillet dernier, l’épidémiologiste star est devenu ministre wallon de la Santé et de l’Environnement. Un portefeuille de près de sept milliards d’euros placé entre les mains d’un novice. Une présence qui intrigue, détonne et irrite parfois ses partenaires.

Mesdames et messieurs, bonsoir. » Le jingle du journal télévisé de la RTBF retentit, comme les cloches d’une messe quotidienne. Nous sommes l’un de ces soirs de pandémie d’avril 2020. De l’autre côté du petit écran, des millions de Belges, confinés dans leur maison, attendent. Les yeux scotchés sur le téléviseur, hypnotisés par la litanie des courbes de contamination et le décompte macabre des décès. Sur le plateau, la lumière dévoile le visage de l’épidémiologiste de l’ULB, Yves Coppieters. Il s’installe aux côtés des journalistes avec son air placide, ce sourire presque trop humain pour être crédible vu la gravité de

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