Radiohead, dEUS, Oasis. L’auteur de votre chronique musicale serait-il en train de se figer ? Aurait-il cédé à la nostalgie, à l’épidémie d’autocélébration de gloires passées ?
Pas un instant. Dans son introspection, et dans le krautrock mutant du groupe genevois Yalla Miku, l’écrivain Philippe Marczewski a aussi trouvé l’antidote de cette pulsion de repli. La bande-son d’une révolte joyeuse contre une autre petite musique qui fait son retour :
la nostalgie des casernes.
On parle d’accélérationnisme, de fuite en avant et d’emballement incontrôlé de l’histoire, mais, paradoxe apparent, il me semble que l’année 2025 a surtout vu le retour des vieilles badernes. Un authentique défilé d’anciens combattants, médaille à la boutonnière et fleur au fusil, prêts à en découdre — comme en 40 ! Musicalement, la nostalgie a fait des ravages : on a retrouvé la septième compagnie. Plus personne ne veut payer quoi que ce soit pour acheter la musique des artistes émergents, si ce n’est un abonnement de streaming, ce qui revient à siphonner leur réservoir pour que nib. Par contre, pomper le