Dans le cœur historique de la capitale, des sacs roses s’entassent à la nuit tombée. Que cachent-ils ? L’une de nos journalistes, armée de gants en latex et d’une patience à tous crins, a entrepris de les fouiller. Ce qu’elle révèle risque de vous filer la nausée.
C’est l’histoire d’un arc-en-ciel. Dans la Région de Bruxelles-Capitale, on trie ses déchets selon le strict code couleur suivant : les blancs pour les résiduels, les bleus pour les emballages PMC, les orange ou verts pour les biodéchets et les jaunes pour les cartons. Un nuancier de gros ballots boursouflés auquel s’ajoute, pour les professionnels de l’horeca, une couleur supplémentaire : le rose. Le sac officiellement labellisé fuchsia, mis en place par Bruxelles Propreté — l’agence régionale chargée de la propreté publique et de la collecte des déchets — pour la gestion des détritus des professionnels afin de les distinguer des ménages