Depuis des mois, depuis des décennies, le monde politique s’empoigne sur la question de la dette publique. S’il ne nie pas qu’il faille maintenir un trajectoire maitrisée, Thomas Dermine ne croit pas que le levier budgétaire suffise à affronter le vieillissement de la population et la transition écologique. Le bourgmestre de Charleroi propose de mobiliser d’autres outils, un peu de croissance de-ci, des financements alternatifs au système bancaire de-là. Et d’oser l’endettement à long terme, « comme on l’a fait à chaque révolution énergétique de l’histoire ».
Quel regard Thomas Dermine porte-t-il sur la dette ? Que dit le bourgmestre de Charleroi, l’un des ténors actuels du PS, de la crise budgétaire ? Que pense l’ancien étudiant de la Solvay Business School, expatrié pendant plusieurs années aux États-Unis pour quelques menues tâches de consultance chez McKinsey, et que Paul Magnette avait saisi par le colback, à son retour, pour le précipiter dans la vie politique à 31 ans ? Lui dont le premier mentor en politique fut un autre homme du Hainaut, Philippe Maystadt, figure majeure de l’aile gauche du PSC dans les années 1980 et 1990, grand artisan de