Ne parlez pas de Mocro Mafia
On leur a donné un nom qu’ils n’ont pas choisi. On les a stigmatisés, mais il ne s’agirait pas non plus d’en faire des enfants de chœur. Encore moins des petites frappes écervelées. Cela dit, leur ascension dans le trafic de coke a de quoi faire perdre les pédales : en quelques années à peine, ils sont passés du rang de dealers d’herbe douce à celui de barons de la poudreuse, commanditant le business depuis Dubaï, avec des relais installés jusqu’en Colombie et une vive concurrence entretenue avec les clans albanophones ou italiens. Eux, ce sont les leaders de ladite « Mocro Maffia », une appellation bancale qui n’a d’autre sens que de rappeler leurs origines marocaines. Tout ça parce qu’à la base, des hippies voulaient tranquillement tirer sur leurs joints…
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Printemps 2023 N° 22
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