Brecht Evens : « Engagé, moi ? En quoi, et combien de fois sur le mois ? »

N°34 / Printemps 2026

Pas que plumitif, aussi connu pour son univers visuel, enrichi des estampes nées de sa rencontre avec l’éditeur d’art Michael Woolworth. Plus tellement flamand: cela fait treize ans qu’il a pris ses quartiers à Paris et l’arrivée récente d’un enfant a encore raréfié ses retours en Belgique. Figure emblématique de la bande dessinée, voire chef de file d’un mouvement qui ne dit pas son nom, où l’atmosphère dégagée par les dessins se fait personnage principal de ses œuvres. Inclassable et contemporain, naviguant à travers les codes conventionnels de la bande dessinée, mesdames et messieurs: Brecht Evens.

Avant même que le gouvernement des Belges soit dirigé par un séparatiste, Wilfried a entamé une série de longues conversations avec des auteurs flamands issus du journalisme ou de la littérature. En leur compagnie, nous voulons penser la Belgique, son histoire, son avenir incertain, les relations entre francophones et néerlandophones, l’acte d’écrire, le rôle des livres et des médias.  Entre les questions et les réponses s’étirent quelques secondes de silence. La barrière de la langue n’explique pas cette latence : la maîtrise du français est totale, seule une pointe d’accent rugueux révèle le néerlandais maternel. Brecht Evens donne plutôt l’impression de

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Wilfried N°34 - Les guerres, l'Amérique et nous


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