« Wilfried » décortique les tendances contemporaines, les habitudes, les petites modes et les grandes mouvances, et fait tomber le jugement : la doudoune sans manches, la trottinette électrique ou le toast halloumi-avocat, c’est de gauche ou bien de droite ? Dans ce numéro : les comptoirs où s’en jeter une blonde bien moussue ou un petit bien serré, avec quatre chips ou trois cookies, entre deux trains, ça penche plutôt de quel côté ?
Boire un verre pour patienter avant une correspondance, c’est souvent sortir de la gare. À moins peut-être de pencher pour un café, et de se retrouver tenant un gobelet capuchonné, dont le carton laisse croire à un liquide refroidi bien que ce dernier brûle encore. S’asseoir ? Le quai offrira sans doute plus de sièges que les abords du débit de boissons, tables et chaises ayant disparu au bénéfice d’un comptoir à muffins et de quelques piquets modulables, dressés pour maximiser la fluidité du défilement de la clientèle. S’attabler en attendant le train implique plutôt de connaître un établissement voisin, indépendant