Conseil de l’Europe, à nous deux. Non, clampins demeurés, le Conseil de l’Europe n’est pas l’Union européenne, encore moins sa Commission qu’il a frôlée de si près voilà cinq ans. D’accord, ce n’est pas l’institution internationale la plus visible ; ni l’un de ces cénacles financiers mondialistes où il a raffolé briller. Mais, bon, la politique belge, c’est peu écrire qu’il en a fait le tour ; ni guère médire qu’elle ne l’intéresse plus. Voire qu’il n’a plus rien à y dire. Et puis, quand même, ce n’est pas si mal : il sera le premier Belge à la tête du plus étendu des organismes paneuropéens. Qui plus est, celui-ci est en crise, politique et financière, depuis l’annexion de la Crimée par la Russie. Ça tombe bien : les crises, il connaît. Vous avez vu comme il a ramassé l’autre jour en commission de la Chambre, le 29 mars, le député CDH Georges Dallemagne outrecuidant au point de vouloir clarifier cette histoire bizarroïde d’intérêts versés à la Libye ? « J’ai de la mémoire, moi ! J’ai vécu la crise bancaire, hein ! »
Oui, à nous deux le Conseil de l’Europe. Ce n’est pas la dernière rivale en lice, son homologue ...