L’époque a du mal avec les gamins qui braillent dans les trains, les petits qui accaparent leurs parents aux mariages ou éclaboussent les abords de piscine en vacances. Peut-être par manque d’habitude : on en croise aujourd’hui peu dans l’espace public, exception faite des plaines de jeux. L’ambition d’une ville pour tous les âges n’est pas pour autant enfouie au fond d’un bac à sable. Bruxelles tente depuis quelques années une mue inversée, du grand au petit. Balade didactique autour de pistes en cours.
En ce dernier week-end d’été, on observe trois types de parents le long de l’avenue du Roi Chevalier à Woluwe-Saint-Lambert. Ceux qui, d’une main, rajustent sur de frêles épaules les housses de raquette ou de crosse, de l’autre, vérifient l’adresse du match. Ceux qui rêvaient de boire tranquillement un café en terrasse se retrouvent au milieu d’une fête foraine — week-end de braderie oblige. Abasourdis par les enceintes aux hits criards, ils tendent un billet à la marmaille en jurant « un tour, un seul » (il y en aura trois). Et les autres, qui se dirigent vers la nouvelle