Le cordon sanitaire, tel que vous le défendez, se justifie parce que les partis d’extrême droite ne sont pas démocratiques. Pourquoi alors ne pas les interdire ? JG. J’y ai beaucoup réfléchi. Dans les années 1930, en philosophie de droit, il y a eu de nombreuses discussions autour de cette question : à quelles conditions pouvons-nous, en démocratie, interdire des partis ? Dans certains pays, cette possibilité existe. Les deux principaux exemples, ce sont la Turquie et l’Allemagne. Mais pour pouvoir interdire un parti, il faut une cour constitutionnelle ou un tribunal suprême. Quel est le problème en Belgique ?
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