Gardes privés sur fonds publics. Protection Unit, la sécurité à la liégeoise

N°11 / Printemps 2020
Journaliste Nicolas Taiana
Illustratrice Anne-Gaëlle Amiot

Protection Unit, c’est un logo bien connu à Liège, du moins par celles et ceux qui fréquentent les chantiers et les soirées VIP. En dix ans, cette société de gardiennage, aujourd’hui quatrième du marché belge, a connu une ascension fulgurante dans un secteur très fermé et fortement régulé. Pour Samuel Di Giovanni, son CEO de 37 ans, il n’y a qu’une seule explication au succès : le travail, le travail et encore le travail. Mais peut-être charmer les décideurs, parmi lesquels Lucien D’Onofrio et François Fornieri, avec de bons petits plats siciliens, ainsi qu’avoir un bras plus long que la dérivation de la Meuse et quelques doigts trempés dans l’argent public, a-t-il quand même un peu joué ?

C’est une question de politesse, sans doute. Une mesure de précaution, peut-être. L’homme, pas encore quadra, mais déjà au sommet d’un empire florissant, n’a plus vraiment besoin de se plier au rituel des présentations. Qu’importe, il tient à respecter les conventions. Et à prendre les devants, par SMS : « Je m’appelle Samuel Di Giovanni. J’ai appris que vous cherchiez à mieux me connaître ainsi que mon entreprise », écrit-il, invitant à la rencontre chez lui, au siège de sa boîte et au pied du Sart-Tilman, sur la route du Condroz. Entre les villas luxueuses, Protection Unit, quatrième société de gardiennage

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