Sarah Schlitz : « Chaque poste occupé par une femme est un poste en moins pour les hommes »

N°27 / Été 2024
Journaliste Claire Ninin
Photographe Karoly Effenberger

« L’affaire du logo » lui a ôté son poste de secrétaire d’État à l’Égalité des genres, certainement pas son franc-parler. Le militantisme de Sarah Schlitz, tête de liste Ecolo pour le fédéral à Liège, a conservé toute sa couleur, tout son fracas. Finie, l’époque où les Laurette Onkelinx et Joëlle Milquet « en prenaient plein la gueule », « devaient cravacher deux fois plus que les mecs pour montrer leur compétence ». Aujourd’hui, les femmes sont plus nombreuses en politique. La sororité transcende les partis. Sauf chez les nationalistes flamands, « encore bien loin du compte ». On a chaussé nos baskets de rando pour suivre l’enfant du pays dans les pourcentages terribles des coteaux liégeois et de la rue Pierreuse. Fatiguée, parfois. Jamais à bout de souffle.

Sur sa page Instagram, on la découvre tout sourire sous un parapluie arc-en-ciel, poing levé le 8 mars ou gravitant parmi les paillettes, rollers rouges et bas résille à l’occasion de la Pride, deux mois plus tard. Le militantisme de Sarah Schlitz est coloré, bruyant, la joie s’y proclame en acte de résistance. Son goût pour la politique trouve source dans l’histoire familiale, sa carrière éclot précocement, ses combats se structurent autour d’une pensée engagée — ses opposants les plus acharnés diront dogmatique. Petite-fille d’Henri Schlitz, bourgmestre socialiste de Liège entre 1991 et 1994, elle devient en 2012, à 25  ans,

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