Piet Chielens : « Si le nationalisme est la force dominante en Flandre, ça vient de la Première Guerre mondiale »
De son enfance dans un village du Westhoek, dans une campagne hantée par les morts de 1914–1918, Piet Chielens a gardé une leçon pour la vie : la guerre doit toujours être envisagée à hauteur d’homme. Devenu à l’âge adulte le directeur du prestigieux musée In Flanders Fields, à Ypres, cet ancien banquier n’a cessé d’étudier les rouages du premier conflit mondial. Ces cinq années-là, expose-t-il, ont contribué de façon décisive à l’essor du nationalisme flamand, et bouleversé sans recours le visage de la Belgique.
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