Nadia Naji (Groen) : « Je ne crois pas en la méritocratie »

N°20 / Automne 2022
Journaliste Aubry Touriel
Journaliste Julien Bialas
Photographe Karoly Effenberger

L’égalité des chances dès la naissance, la responsabilité individuelle : de l’enfumage. La société écologique et solidaire nécessite un cadre solide, et c’est au politique de le tracer. En juin dernier, Nadia Naji, la trentaine, fille d’ouvrier marocain et de mère au foyer algérienne, bruxelloise élevée en français, éduquée en néerlandais, investissait la présidence de Groen aux côtés de Jeremie Vaneeckhout. Une conscience politique affûtée, ado, à la caisse des supermarchés, en flânant dans les rues de Molenbeek et à l’école, haut lieu de manifestation d’un racisme structurel. Lors des discussions familiales, entre le JT et les frites-tajine, aussi.

Malgré la pluie battante de ce premier lundi d’automne, Nadia Naji s’y tient. Pour le moment. La nouvelle coprésidente de Groen est venue en vélo électrique. Dix minutes pour relier son domicile molenbeekois au siège du parti flamand, en plein centre de Bruxelles. « Il n’y a pas de mauvais temps pour rouler à vélo, juste des vêtements inadaptés », relativise celle qui n’enfourche sa bécane que depuis peu. Deux ans tout au plus. Un an qu’elle roule au quotidien. « J’ai appris jeune à faire du vélo, mais on n’en faisait pas un moyen de transport. Culturellement, pour mes

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