Suzanne Boonen-Moreau : « Mon féminisme, c’est la défense des femmes violentées, mises au placard »
« Tu gardes ta toge, tu mets tes dossiers devant ton ventre et tu le rentres… » Première femme au poste de magistrat à Dinant et Namur, Suzanne Boonen-Moreau a tracé un sillon dès les années 1960 : celui d’une juge parmi les hommes, une féministe catholique qui n’hésitait pas à plaider enceinte — n’en déplaise aux vieux bâtonniers. À la vindicte, populaire elle a toujours opposé un haut sens de la justice, que ce soit pour défendre Michelle Martin à sa libération ou s’indigner contre la violence des réseaux sociaux lorsqu’ils s’en sont pris, fin 2020, au « cycliste des Hautes Fagnes ». Rencontre en vallée mosane, au rythme d’un oratorio de Falvetti.
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Été 2021 N° 16
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