Céline Nieuwenhuys : « Mon patron, c’est ceux qui ne sont rien »

N°27 / Été 2024
Journaliste Nicolas Lahaut
Photographe Debby Termonia

En 2020, un « snap call » de la Première ministre Sophie Wilmès propulse Céline Nieuwenhuys dans l’univers harassant de la gestion de crise en temps de pandémie. Seule représentante du secteur social
dans le groupe d’experts fédéral alors mobilisé, elle en ressort avec une certitude : en politique, les chiffres et le pognon font tout. En ce trimestre de toutes les élections, il fallait faire le point. Quelles leçons
a-t-on tirées des chocs successifs survenus durant cette législature ? Quelle attitude pour endiguer la montée de l’extrême droite ? On a fait du « parkour » sur les toitures de Cureghem avec la secrétaire générale de la Fédération des services sociaux. En équilibre sur les corniches, au bord du précipice.

On y entre par la rue Gheude, à Cureghem, en face de la brasserie Cantillon, prise en étau entre l’église de la Mission Faiseur de disciples de l’apôtre Axel Lévi et le volet clos d’une consœur pentecôtiste. Depuis le hall d’entrée où s’entassent les vélos, on remonte à contre-courant la moquette plus tout à fait carmin déroulée, en des temps anciens, dans une étroite cage d’escalier qui tourbillonne sur quatre niveaux. Plusieurs dizaines de travailleurs s’affairent. Papier peint entre-pêche-et-mangue, cadavres de plantes vertes, Senseo par duos. « On ne s’en rend plus vraiment compte, mais dès qu’un journaliste passe la

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